Ce que je n’aurais jamais dû juger

Son frère était venu parce qu’elle avait besoin d’un refuge. De quelqu’un qui savait déjà. De moments où elle pouvait être faible sans avoir à protéger qui que ce soit.
Ils dînaient ensemble, parlaient tard, riaient parfois, pleuraient souvent. Pas pour trahir, mais pour tenir debout face à la maladie.
Je me suis excusée, là, au milieu du café. Je lui ai avoué que j’avais jugé trop vite. Elle m’a offert un sourire triste, presque indulgent, comme si elle avait compris avant moi que certaines vérités arrivent toujours trop tard.
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