Et si les premières secondes de vie renfermaient déjà des clés sur le développement à venir ? Une équipe de scientifiques japonais vient de mettre en lumière un lien surprenant entre un acide gras présent dans le sang du cordon ombilical et certains traits autistiques observés plusieurs années plus tard. Une piste biologique fascinante, mais qui reste à confirmer.
Depuis des décennies, les chercheurs tentent de percer le mystère des troubles du spectre autistique (TSA). Sont-ils d’origine génétique ? Liés à l’environnement ? Ou bien à une combinaison des deux ? Une équipe de l’université de Fukui, au Japon, vient d’apporter un nouvel éclairage à cette question complexe. Leur étude pointe du doigt une molécule bien particulière : un acide gras nommé diHETrE, que l’on retrouve dans le sang du cordon ombilical des nouveau-nés.

Un marqueur biologique dans le sang de naissance
Issu de l’acide arachidonique, ce composé a été analysé chez 200 enfants, puis mis en relation avec leur développement six ans plus tard. Les résultats sont parlants : un taux élevé de diHETrE est associé à des difficultés sociales marquées, tandis qu’un taux plus faible est corrélé à des comportements répétitifs. Fait notable, ce lien s’est avéré particulièrement fort chez les filles, ce qui ouvre des pistes de recherche spécifiques.
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