Pourquoi un tel écart avec les générations précédentes ?
Pour les femmes qui ont aujourd’hui la cinquantaine, l’image est frappante : ce que leurs filles pratiquent sans détour aurait été, à leur âge, difficilement avouable — même en couple. Le BDSM restait cantonné à des cercles très codifiés, loin du quotidien.
Les sexologues pointent notamment l’influence croissante des contenus en ligne dans la construction des imaginaires des jeunes générations, un phénomène que leurs aînées n’ont pas connu au même âge. Internet a changé la donne, et avec lui, la façon dont on parle — ou dont on ose parler — de ses désirs.

Un chemin parcouru en silence… puis en lumière
Une enquête Inserm-Ined de 2006 révélait qu’une personne de plus de 50 ans sur trois se déclarait insatisfaite de sa vie intime. En 2014, 46% des femmes de plus de 50 ans déclaraient ne plus avoir de vie intime du tout. Des chiffres qui disent beaucoup sur le poids du silence et des tabous dans lesquels la génération X a grandi.
Ce contraste avec la Gen Z n’est donc pas anodin. Il raconte une libération progressive, une parole qui se délie, une intimité qui s’assume — avec ses propres règles, ses propres limites, et surtout, beaucoup plus de dialogue.
La vraie révolution, finalement, c’est peut-être juste ça : oser se parler.